Lors d’un workshop, l’artiste Alice Pallot invitera les élèves à se réapproprier et à réinterpréter des données scientifiques liées à certaines problématiques environnementales de la région. Dans ce cadre, elle sensibilisera les élèves sur la notion de biodiversité et d’habitat en relation avec la pollution lumineuse nocturne. Moins connue que la pollution chimique ou que la pollution liée aux déchets plastiques, la pollution lumineuse nocturne est pourtant omniprésente sur nos territoires et affecte de nombreuses espèces animales, notamment les chiroptères, les amphibiens et les hétérocères (papillons de nuit).Ces espèces subissent, du fait de cette pollution, une perte d’habitats et de territoires de chasse potentiellement favorables. Cette pression s’ajoute aux nombreuses autres pressions anthropiques déjà bien documentées (artificialisation des sols, réchauffement climatique, agriculture intensive, etc.).
L’objectif du workshop est d’amener les élèves à créer un récit visuel autour de la pollution lumineuse et des espèces impactées dans la région, mêlant documentaire et fiction, et à rendre visible une recherche intégrant des éléments habituellement invisibles. Les élèves convoqueront ainsi de nouvelles représentations du vivant au travers d’un processus plastique qui interrogera le médium photographique, en jouant avec différents outils expérimentaux, par exemple en utilisant la pollution plastique ou lumineuse comme filtres visuels.
Les photographies seront réalisées en journée par petits groupes à l’aide de matériaux récupérés chez eux ou dans l’établissement (papiers, bouteilles de plastique et autres matériaux trouvés). Différentes lumières du quotidien seront mises à disposition des élèves pour réaliser les photographies (lampe de poche, lampe frontale, lampe de vélo, etc.), ainsi que tout autre matériau pouvant contribuer à concevoir un récit visuel en lien avec le sujet.
Si l’établissement le souhaite, une exposition photographique pourra être organisée à la fin du workshop.